APOSTOLAT INTELECTUEL

(Constitutions, n. 178) 

Les religieux dédiés à l’enseignement s’efforceront de s’ imprégner  de l’amour absolu et total à la vérité, travailleront afin que les principes de l’Evangile influencent de façon effective[1] la vie des hommes et combattront de toutes leurs forces l’erreur, au sein d’un monde qui croit que cette dernière possède pour les hommes les mêmes droits que la vérité. Dans les disciplines théologiques, ils donneront au magistère de l’Eglise, à la doctrine des Saints Pères et aux enseignements de Saint Thomas d’Aquin la place privilégiée que leur attribuèrent les Papes, le Concile Vatican II et le Code du Droit Canonique. En philosophie ils enseigneront  les apports de l’antiquité grecque reçus par la tradition  catholique qui reçoivent à juste titre le nom de  «patrimoine philosophique perennement valide »

  1. Ceux qui se dédient à l’investigation théologique, philosophique, scientifique, culturelle, etc., doivent avoir bien clair à l’esprit  que, bien qu’il paraisse très éloigné, ce travail intellectuel non seulement est pour la majeure gloire de Dieu, mais aussi pour le plus grand bien des âmes, et appartient pleinement au charisme de notre Institut. A ce sujet enseigne Saint Thomas :« certains se trouvent dans l’édifice spirituel comme des ouvriers manuels, lesquels s’adonnent d’une façon particulière à la cure des âmes, c’est-à-dire  administrant les sacrements  ou œuvrant  particulièrement  quelque chose de  similaire ; mais comme architectes principaux se trouvent par contre les Evêques, qui gouvernent et disposent de quelle manière les susdits ouvriers doivent exécuter leur office, ce pour quoi on les appelle  évêques , c’est-à-dire, surintendants ; de façon similaire les docteurs de théologie sont  comme les architectes principaux, lesquels  étudient et enseignent de quelle façon les autres doivent s’employer au salut des âmes. Ce pourquoi il est bien meilleur et plus méritoire d’enseigner la doctrine sacrée, si on le fait avec une bonne intention, que de s’adonner à la cure particulière du salut de tel ou telle personne… la même raison démontre qu’il est bien meilleur d’enseigner les choses qui regardent le salut à ceux-là qui peuvent en tirer du profit soit pour eux-mêmes que les autres qu’aux simples qui seulement n’en peuvent tirer profit que pour eux-mêmes.                                       
  2. D’autres part, compte tenu de la spéciale importance de l’apostolat intellectuel, particulièrement à travers les publications, étant donné que ce qui est écrit demeure et se propage davantage, l’on mettra particulièrement accent à la diffusion de l’Evangile à travers des articles dans les revues de recherche ou de divulgation, les monographies, livres et autres niveaux de publication.
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